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Human Interest/Society

Les Victimes des Inondations Reçoivent de l’aide dans l’Extrême Nord

Suite aux inondations qui a causé d’énormes dégâts matérielles et de pertes en vie humaine dans la région de l’extrême nord, 1432 sinistrés enregistré dans le département du Diamaré pour le compte, 3 communes de la ville de Maroua.

L’honorable député du FSNC Salmana Amadou Ali vient d’offrir 3000 sacs de riz de 25kg répartis aux 1432 sinistrés de la ville de Maroua donc chaque personne se retrouve avec 3 a 2 sacs en moyenne selon la charge de la famille. Alors qu’il a 2 semaines environ d’autre sinistrés ont reçu du Gouvernement Camerounais, des matelas, nattes, et bien d’autre matérielles de couchages.

Certains familles ont préféré revendre ces matérielles de couchages en échange des d’ancrées alimentaires pour avoir de quoi survivre. Mais selon les investigations des hommes des médias sur le terrain, beaucoup des victimes des inondations ont été oublier dans le partage du gâteau du Gouvernement constater ici. Et là, des personnes bénéficiaires qui n’ont rien perdu, mais qui ont plutôt profité sur le dos de ces malheureux sinistrés.

Après la remise symbolique des dons, partager par l’honorable Salmana Amadou Ali, tout ont été remis avec transparence dans chaque quartier avec le suivi d’un responsable désigné pour la circonstance. Un geste hautement nécessaire qui va un peut à léger la souffrance de ces populations qui n’ont pas de quoi manger a leur faim.

L’honorable Député Salmana Amadou Ali dit avoir répondu a ces personnes qui ont fais de lui un député de la nation. Rappelons toute fois que la commune de Maroua 2éme revient au FSNC diriger dans les années antérieures par le RDPC. De même pour la députation du Diamaré centre revient au FSNC diriger par l’UNDP.

Un bénéficiaire avec son sac de riz

La cérémonie de remise se dérouler au Stade Municipale Lamido Yaya Dairou avec la présence du représentant personnel du président national du FSNC Issa Tchiroma Bakari. Des milliers des personnes militants du FSNC ont pris part pour accompagné leurs frères et sœurs victimes de ces inondations dans la ville de Maroua. 

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Business Cameroon Food

Le Cameroun importe 200 mille tonnes d’huile de palme pour une depense de 30 milliards par an.

Le préfet de l’océan a inauguré le lancement d’un projet agro industriel samedi dernier, à Campo dans le but de résoudre ce déficit économique.

Ce sont les arrondissements de Campo, limitrophe à la Guinée équatoriale, et de Nieté  dans le département de l’Océan qui abrite ce projet baptisé CAMVERT. Une agro industrie qui s’étend sur 50 000ha, pour une production annuelle de 180 000 tonnes d’huile de palme et 18 000 tonnes d’huile de palmiste. L’Etat a fait une concession avec des opérateurs camerounais, pour vaincre ce déficit en production d’huile de palme que connait le Cameroun.

« Au Cameroun, depuis plus de dix ans, on souffre d’un déficit de plus de 200 000 tonnes d’huile de palme ; l’huile que nous consommons vient d’autres pays à travers le monde. C’est plus de 30 milliards de FCFA qui partent à l’extérieur chaque année ; et ce sont nos devises. Le projet entend résoudre ce problème économique avec une solution Camerounaise ».

A déclaré monsieur Mamoudou Bobbo, Chief Manager Officer.

La cérémonie de mise au sol des premiers plants s’est déroulée samedi dernier, sous la présidence du Préfet de l’Océan, représentant de l’Etat. C’est au terme de plusieurs concertations avec les communautés riveraines que les populations ont enfin accepté s’approprier le projet.

« Lorsqu’on nous parlait de 60 000ha, non seulement nous trouvions cela énorme, mais surtout, nous craignions la mauvaise expérience que vivent certains de nos concitoyens, riverains des agro industries. Mais dès lors que nous avons reçu toutes les assurances, il n’y a plus de raisons de résister ». 

Majesté Robert Olivier Ipouah

A rassuré sa Majesté Robert Olivier IPOUAH, Maire de Campo. Les populations vont bénéficier de 10 000ha de plantations villageoises sur les 60 000 que devra occuper le projet. 8 mille emplois directs et 15 mille indirects et dont les riverains, à profil égal, seront prioritaires.

Ayant pris des engagements dans le respect scrupuleux des normes environnementales et sociales, CAMVERT entend servir d’exemple de développement durable de l’agro industrie au Cameroun ; surtout que l’Etat a trouvé ce projet original et mature, pour réduire son déficit de production d’huile de palme et matière grasse en limitant les importations qui ont une incidence directe sur la balance commerciale au Cameroun. Ce projet utilise les capitaux entièrement Camerounais avec une expertise Camerounaise.

Le Cameroun importe l’huile de palme de la Malaisie, de l’Indonésie et du Gabon voisin.

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Judiciary Security/Insecurity

EXCLUSIF! A Mbanga, un détenu torturé à mort!

L’affaire est passée sans grand bruit et pourtant Titus Bessong, un détenu de la prison secondaire de Mbanga dans le département du Moungo est décèdé dans la nuit du 04 au 05 septembre dernier. Quelques jours plutôt, le garçon de 22 ans avait profité d’une séance de corvée collective dans l’arrondissement de Mombo dans le même département pour s’évader.

Pris en chasse par les gardiens de prison, il sera ramèné au sein du pénitencier où il subira de graves tortures corporelles d’après des sources dignes de foi. L’infortuné  en succombera. Sa dépouille est déposée à la morgue de l’hôpital de district de MBANGA. Les autorités de la ville pour leur part évoquent un cas d’étouffement subi par le défunt. D’après nos informations, une enquête est conduite sur cette affaire

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Judiciary News

Entretien exclusif avec Me Dominique Fousse: Ce que la justice nous a confié sur l’affaire Lydienne Taba

L’avocat au Barreau du Cameroun et Porte-Parole des Avocats commis par la famille de la défunte Lydienne Taba fait le point sur la plainte pour “violences sur femme enceinte et assassinat” déposée le 03 septembre dernier au Tribunal Militaire d’Ebolowa contre le sous-préfet de Loukoundje.

MMIF : Que vous a dit le Commissaire du Gouvernement près le Tribunal militaire d’Ebolowa au dépôt de votre plainte ?

Me FOUSSE : Rien de particulier parce que le dépôt d’une plainte se fait comme dans tout autre dossier. Elle a reçu notre plainte qui était effectivement une plainte pour violences sur femme enceinte et assassinat puisque d’une échographie du début du mois de juillet il ressortait que elle (Lydienne Taba, Ndlr) était enceinte de plus de 06 semaines. Donc à la date de son assassinat elle était enceinte. La plainte a été reçue.

Nous avons cherché à savoir s’il (le sous-préfet, Ndlr) était détenu. Elle nous a répondu de façon laconique qu’il était placé sous mains de justice. Ce qui laisse comprendre qu’il y a quand même une chape de plomb parce que nous savons qu’à la date d’aujourd’hui les délais de garde à vue sont largement expirés.

De deux choses l’une: où il est placé en détention (le crime qu’il a compris impose qu’il soit détenu). Ou il est sous mains de justice – sous mains de justice ça peut vouloir dire qu’il a été mis en liberté provisoire avec garant sous caution. Dans ce type de crime, il n y a pas de garant il n y a pas de caution, on est placé en détention. Il y a plein d’interrogations sur une éventuelle détention.

On a bien compris des discussions que nous avons eues avec Madame le commissaire du gouvernement que ce dossier est hautement signalé. Ça veut dire que elle-même elle doit s’en remettre à sa hiérarchie militaire notamment le Ministre de la Défense.

Je pense que c’est l’une des raisons pour lesquelles la famille est inquiète parce qu’elle veut que justice soit rendue à leur fille et a décidé de prendre des avocats notamment nous. 

Me Fousse


MMIF : Est-ce qu’on peut penser que c’est la grossesse de Lydienne Taba qui était la pomme de discorde entre elle et son amant ?

Me FOUSSE : On ne peut pas supputer. C’est les enquêtes qui révéleront les causes. Bien évidemment on pourrait penser que ceci expliquant cela. Mais on n’en a pas la preuve pour le moment. On attend terriblement les résultats de l’enquête. Nous verrons à ce moment-là mais c’est dans le cadre de l’enquête et l’enquête remontera au niveau du commissaire du gouvernement qui la contrôle et puis on passera par le stade de l’instruction

MMIF : Est-ce vous comprenez les inquiétudes de la famille dans cette affaire? La famille semble pessimiste.

Me FOUSSE : Je crois qu’il ne faut pas être pessimiste. Je pense que l’enquête se fera normalement. Il faut non plus penser que la justice ne fera pas son travail. La justice est là pour faire son travail. Les conditions devant le tribunal militaire peuvent inquiéter. Parce qu’on peut arrêter la procédure à tout moment. Un ordre peut être donné pour que la procédure s’arrête. Ça peut être donné même par le Chef de l’État. Donc c’est peut-être tout ça qui inquiète un peu la famille qui veut quand même savoir ce qui s’est passé réellement le 25 juillet. Pourquoi le crime a été commis. Est-ce qu’il s’agit réelle d’un accident. D’ailleurs ils ont dit le moment du deuil que si c’était réellement un accident ils seraient prêts à pardonner mais maintenant les conditions sont quand même un peu nébuleuses et ils veulent surtout que justice soit rendue à leur fille. 

MMIF : Quel est l’état d’esprit de la famille et quels sont vos espoirs dans cette procédure que vous engagez?


Me FOUSSE : Tous les avocats espèrent que tout sera conduit dans les règles de l’art. Que toute la procédure respectera les dispositions du code de procédure pénale. Mais c’est un dossier très sensible pour la famille. C’est un dossier normal qui ne devrait pas être conduit différemment. Donc nous espérons que l’égalité des citoyens devant la justice sera appliquée. Que Monsieur Ebanga Franck Derlin sera jugé normalement sans complaisance et sans faveur. S’il n’est pas coupable il n’est pas coupable. S’il est coupable il doit en payer le prix notamment par une peine qui sera décidée.

MMIF: Merci Me de nous avoir accordé cette interview.

Me FOUSSE : Il n’y a pas de quoi.

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Human Interest/Society Security/Insecurity

Inondations: Près de 30 000 personnes sans-abris au Cameroun

Environs 4heures le matin du 25 Août à Bilonguè dans le 3è arrondissement de Douala, Jeanne d’Arc voyant des officiels arrivés dans son quartier tient absolument à faire voir à la presse les dégâts de fortes averses tombées il y a quelques jours.

Au domicile familial de la jeune élève, tout est séché à l’extérieur. Des fournitures scolaires aux souliers, en passant par les matelas, la famille tente ainsi de tirer profit de quelques rayons de soleil qui traversent la ville.

Trois jours plutôt les eaux d’une rivière située à quelques mètres de la maison sont montées mouillant tout jusqu’au chambre. Au salon, on aperçoit sur les meubles la limite de près de deux mètres de hauteur atteinte par les eaux.

Depuis lors la demoiselle, ses 06 frères et sœurs ainsi que sa maman chacun passe la nuit que chez un ami, ou un généreux voisin. Dans cet arrondissement de Douala, ils sont plus de 1 000  habitants dans cette situation. A près de 2 kilomètres d’ici, l’on est à Maképè Missokè. Le quartier situé dans le 5è arrondissement de la capitale économique est le cœur des inondations.

En raison d’un habitat précaire et des constructions  anarchiques, les eaux  sont montées par endroit jusqu’aux plafonds, racontent des habitants.

Les habitants de Maképè Missokè

Dans l’ensemble de la commune, ce sont plus de 2 mille personnes pour celles recensées par les autorités qui sont sans abris. Ces dernières semaines, de fortes pluies sont tombées sur Douala privant environs 5000 personnes de leurs toits d’après le ministère de l’administration territoriale.

Dans la ville, les transports ont été impraticables par endroit après ces fortes pluies et notamment celles du 21 Août. Pour la première fois, la quasi-totalité des quartiers de la ville avaient les pieds dans l’eau y compris les quartiers administratifs ou d’affaires comme Bonanjo et AKWA. De fortes montées des eaux liées à des pluies inédites qui ont sorti pour la première fois de son lit le fleuve Wouri.


L’Extrême Nord et l’excès

Ces inondations semblent avoir surpris le gouvernement Camerounais si l’on s’en tient à l’attitude des autorités. Aucun système de gestion des sinistrés n’a été mis sur pied.

Une Surprise manifestée également à l’extrême nord. Dans cette région, plus de 200,000  personnes sont poussées hors  de leurs domiciles d’après des données publiées par nos confrères du trihebdomadaire régional l’Œil du Sahel.

Plus de 200,000  personnes sont poussées hors  de leurs domiciles à l’extrême nord.

l’Œil du Sahel

Dans l’extrême nord, les cultivateurs attendaient les pluies pour semer mais la gravité des précipitations constituent désormais un obstacle. Puisque de vastes cultures ont été détruites par les inondations et les localités les plus affectées sont Maga, Maroua, Bogo, Dargala.

Le Gouvernement a initié une campagne de distribution des produits de première nécessité mais sans répondre aux questions de fond pour l’instant. Notamment la restructuration des villes Camerounaises avec l’un de ses aspects les plus sensibles, l’occupation anarchique des sols.

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Human Interest/Society

Les oubliés de la nation: Insécurité au nord du Cameroun

Les départements du Logone et Chari, du Mayo Sava et du Mayo Tsanaga dans la région de l’Extrême-Nord Cameroun sont les théâtres des attaques de djihadistes de Boko Haram. Depuis le début de cette crise, une centaine des membres de Comité de Vigilance y ont trouvé la mort.

Ils sont pour la plupart des pères de famille et exercent en majorité l’agriculture et  l’élevage qu’ils ont dû abandonner pour appuyer les forces de défense et de sécurité.

Les membres de comité de vigilance de Kolofata et leur chef de groupe dans la localité de Mozogo

Ils ont donné leur vie en voulant participer  au renforcement de la sécurité et  lutter contre Boko Haram. Ils ont perdu sommeil en sauvant des vies aux côtés des forces de défense et de sécurité. Parfois très mal équipés, ils n’ont que leur courage et leur rêve de participer au retour de la paix dans leur localité. 

Abandonnant leurs épouses et enfants au milieu de la nuit, exposés au danger en pleine obscurité.

Les femmes et enfants des membres du comité de vigilance

Leurs machettes, couteaux, torches, flèches et bâtons, voilà des matériels utilisés pour affronter les assaillants lourdement armés de fusils AK-47, Kalachnikov et autres armes lourdes.

Un membre du comité de vigilance en plein séance de répétition pour les éventuelles attaques Boko Haram

’Nous traversons les moments difficiles dans la lutte contre Boko Haram. Ils nous arrivent parfois de rester 3 à 4 jours pour cotiser l’argent des piles de nos torches.’’

Mamadi Blama, Membre Comité de Vigilance dans l’arrondissement de Kolofata

’Nous traversons les moments difficiles dans la lutte contre Boko Haram. Ils nous arrivent parfois de rester 3 à 4 jours pour cotiser l’argent des piles de nos torches.’’ indique Mamadi Blama cinquantaine bien sonné membre comité de vigilance dans l’arrondissement de Kolofata.

Les riverains vaquent à leurs occupations

Au début, ils ont reçu des dons du Chef de l’État. Les médailles pour ceux qui sont tombés les armes à la main, avec des maigres enveloppes pour les obsèques des disparus. Pourtant, ces braves personnes ont laissé derrière des enfants orphelins qui n’ont pas eu la chance de recommencer l’école, faute des moyens. Ils se disent abandonnés par l’état qui ignore leur combat, aux côtés de forces de défense durant 5 bonnes années.

Jour du marché à Kolofata, les membres de comité de vigilance en alerte

Aujourd’hui plusieurs familles ne savent plus à quel saint se vouer avec la disparition de pères de famille, principaux piliers. D’autres familles sont restées avec une simple médaille, accrochées au cercueil de leur mari sans soutien, après les obsèques, ni l’encadrement de la famille encore moins le suivi de ces orphelins pour continuer les études.

’Plusieurs membres de comité de vigilance ont abandonné le combat. Ce qui favorise aujourd’hui le retour des attaques,’’

selon un officier de l’armée de terre en fonction dans le département de Mayo Sava.

 ‘’Les dons envoyés par le Chef de l’État aux membres de comité de vigilance pour leur courage et leur bravoure sont partagés à moitié par les autorités administratives’’ 

affirme un chef traditionnel de 2éme degré de Mayo Tsanaga

Le retour en force des attaques de la secte Boko Haram dans le Mayo Sava et Mayo Tsanaga démontre à suffisance que Boko Haram sévit toujours. Surtout en saison pluvieuse où certains membres des comités vigilance vaquent à leurs activités agricoles.

Surveillance de nuit dans la localité de Amchide

Ces  membres de  Comités de Vigilance, courageux et héros sont malheureusement les oubliés de la nation.