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Judiciary Security/Insecurity

EXCLUSIF! A Mbanga, un détenu torturé à mort!

L’affaire est passée sans grand bruit et pourtant Titus Bessong, un détenu de la prison secondaire de Mbanga dans le département du Moungo est décèdé dans la nuit du 04 au 05 septembre dernier. Quelques jours plutôt, le garçon de 22 ans avait profité d’une séance de corvée collective dans l’arrondissement de Mombo dans le même département pour s’évader.

Pris en chasse par les gardiens de prison, il sera ramèné au sein du pénitencier où il subira de graves tortures corporelles d’après des sources dignes de foi. L’infortuné  en succombera. Sa dépouille est déposée à la morgue de l’hôpital de district de MBANGA. Les autorités de la ville pour leur part évoquent un cas d’étouffement subi par le défunt. D’après nos informations, une enquête est conduite sur cette affaire

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Cameroon Judiciary Politics

Fâché, Le Maire scelle la recette municipale, Douala 5è

Un nouveau développement dans la crise à la Mairie de Douala 5è. Hier le Maire Richard Nfeungwang a décidé de sceller la recette municipale. Le chef de l’exécutif municipal soupçonne des détournements de deniers publics imputables à la receveure municipale. Une mesure de représailles sous fond de graves tensions entre les deux personnalités communales.

En rappel les agents de la municipalité sont à plus de 02 mois sans salaires. La receveur municipal s’opposant catégoriquement à tout décaissement. En mis Août dernier, c’est le 6è adjoint au Maire de Douala 5è qui avait bloqué la recette municipale pour dénoncer l’indifférence de la patronne des lieux.

La médiation du préfet du Wouri n’a pas mis fin à cette discorde qui dure au sein de la municipalité.



		
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Insécurité routière sur la voie Maroua-Kousseri: Le calvaire des usagers de la route de tous les dangers

Le mauvais état de la route couplé à l’insécurité causée par Boko Haram sur ce corridor hautement stratégique a également contribué à plomber l’économie locale de la zone. C’est un parcours de combattant et des risques énormes que d’effectuer le trajet Maroua-Kousseri. La distance est de 260 km mais il faut 8 à 10 heures de route pour les bus de transport sur le tronçon tandis que les camions gros porteurs sont obligés de passer des jours en route.

Un parcours parsemé d’attaques de Boko Haram, de pannes, des accidents graves
Plusieurs sources indiquent des centaines des personnes ont trouvé la mort entre le village Zigué et Zigagué avec des dégâts matériels énormes.

 Attaques

Circuler sur cette route, suppose avoir une discipline et de la patience. Car à cause des nids de poule, les véhicules sont obligés de circuler à 20 km par heure. Certains avec des chargements lourds vont rouler à pas de caméléon. Un rythme qui n’est pas sans conséquences. Les membres de Boko Haram en profitent pour mener des attaques. En l’espace de 3 ans 21 gros porteurs ont été incendiés, 4 camionneurs pris en otage par les assaillants de Boko Haram selon les membres de comité de vigilance de Zigagué l’une des localités les plus touchées par ce conflit Boko Haram.

Très proche de la frontière Nigériane, la zone est difficile d’accès, ce qui ne permet pas aux forces de défense et de sécurité Camerounaises d’intervenir à temps. Encore que sur cette route, emprunter les déviations à travers les pistes facilite les attaques de Boko Haram. Parfois pendant la saison pluvieuse, les usagers sont obligés de débourser de l’argent pour sortir leurs véhicules bloqués par la boue de peur de tomber dans le filet des terroristes de la secte Boko Haram.

«Boko Haram surveille les mouvements de nos camions. A la moindre occasion, les terroristes pillent les marchandises, tuent les occupants et incendient les camions, nous circulons avec la peur au ventre»,

rapporte un camionneur sur la ligne du corridor Tchad-Cameroun.

Chantier arrêté

L’axe Maroua-Kousseri est d’une importance capitale dans l’économie de la zone du bassin du Lac Tchad.

«Les marchandises en provenance de Douala, des autres localités du pays et même du Nigéria passent par cette route. Et c’est grâce à cette route que le trafic avec le Tchad voisin s’opère. Aujourd’hui tout est au ralenti du fait de l’état de cette route et de l’insécurité qui y règne. Les prix des produits ont augmentés sur le marché»,

confie Oumarou, un commerçant basé à Kousseri.

Ainsi, l’économie locale subi un coup dur. Des milliers des familles se nourrissent de la route Maroua-Kousseri pars la vente des produits issus de leurs activités agropastorales et halieutiques.

Aujourd’hui seules quelques familles vendent du charbon, du bois de chauffe et du poisson.…

A cause de l’insécurité et du mauvais état des routes, des familles ont déserté leurs localités.Une situation qui embarrasse plus d’un, ce d’autant plus que le génie militaire avait repris les travaux en 2018. A la suite de l’enlèvement en 2014 de 10 ouvriers chinois des entreprises Sino-Hydro et Jiangsu chargées d’exécuter les travaux de construction de la route Maroua-Mora-Dabanga-Kousseri, les travaux ont été suspendus.

Et ce n’est qu’en mars 2018 qu’une délégation interministérielle, constituée du Ministre des Travaux Publics, des Finances, de la Défense ainsi que la Directrice des Opérations de la Banque Mondiale avaient procédé à nouveau au lancement des travaux attribués au génie militaire. Deux ans après, les travaux piétinent, condamnant les usagers de cette route à un calvaire à n’en point finir.

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Politics

Government promises crackdown ahead of MRC’s September 22 protest

Government has been restless since Prof Maurice Kamto, leader of the Cameroon Renaissance Movement party announced a protest.

Ahead of the September 22 show, administrative authorities in different parts of the national territory have taken different measures to prohibit the nationwide protests aimed at chasing out President Paul Biya.

The latest to react is Communication Minister, Rene Emmanuel Sadi.

The minister in a communiqué today says the state has taken note of a planned “insurrection” by a political party.

The party’s planned move, he adds, violates law no. 2014/028 of 23rd December 2014 condemning acts of terrorism also punishable by the penal code.

“…no demonstration can be considered peaceful when its declared intent is to trigger an uprising and overthrow the democratically elected Republican institutions,” Sadi’s communiqué reads.

Those associated with the move, he warns, will be brought to book before the competent judicial authorities.

“In this regard, the defence and security forces will take every necessary step to strictly maintain law and order as well as social peace,” he adds.

Ahead of the September 22 protest, Kamto has among other moves met with a number of political parties, many of which had earlier announced a boycott of the December 6 regional elections.

Among their demands, Kamto and the MRC want government to resolve the Anglophone crisis before any election is held in the country.

Mimi Mefo Info

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Judiciary News

Entretien exclusif avec Me Dominique Fousse: Ce que la justice nous a confié sur l’affaire Lydienne Taba

L’avocat au Barreau du Cameroun et Porte-Parole des Avocats commis par la famille de la défunte Lydienne Taba fait le point sur la plainte pour “violences sur femme enceinte et assassinat” déposée le 03 septembre dernier au Tribunal Militaire d’Ebolowa contre le sous-préfet de Loukoundje.

MMIF : Que vous a dit le Commissaire du Gouvernement près le Tribunal militaire d’Ebolowa au dépôt de votre plainte ?

Me FOUSSE : Rien de particulier parce que le dépôt d’une plainte se fait comme dans tout autre dossier. Elle a reçu notre plainte qui était effectivement une plainte pour violences sur femme enceinte et assassinat puisque d’une échographie du début du mois de juillet il ressortait que elle (Lydienne Taba, Ndlr) était enceinte de plus de 06 semaines. Donc à la date de son assassinat elle était enceinte. La plainte a été reçue.

Nous avons cherché à savoir s’il (le sous-préfet, Ndlr) était détenu. Elle nous a répondu de façon laconique qu’il était placé sous mains de justice. Ce qui laisse comprendre qu’il y a quand même une chape de plomb parce que nous savons qu’à la date d’aujourd’hui les délais de garde à vue sont largement expirés.

De deux choses l’une: où il est placé en détention (le crime qu’il a compris impose qu’il soit détenu). Ou il est sous mains de justice – sous mains de justice ça peut vouloir dire qu’il a été mis en liberté provisoire avec garant sous caution. Dans ce type de crime, il n y a pas de garant il n y a pas de caution, on est placé en détention. Il y a plein d’interrogations sur une éventuelle détention.

On a bien compris des discussions que nous avons eues avec Madame le commissaire du gouvernement que ce dossier est hautement signalé. Ça veut dire que elle-même elle doit s’en remettre à sa hiérarchie militaire notamment le Ministre de la Défense.

Je pense que c’est l’une des raisons pour lesquelles la famille est inquiète parce qu’elle veut que justice soit rendue à leur fille et a décidé de prendre des avocats notamment nous. 

Me Fousse


MMIF : Est-ce qu’on peut penser que c’est la grossesse de Lydienne Taba qui était la pomme de discorde entre elle et son amant ?

Me FOUSSE : On ne peut pas supputer. C’est les enquêtes qui révéleront les causes. Bien évidemment on pourrait penser que ceci expliquant cela. Mais on n’en a pas la preuve pour le moment. On attend terriblement les résultats de l’enquête. Nous verrons à ce moment-là mais c’est dans le cadre de l’enquête et l’enquête remontera au niveau du commissaire du gouvernement qui la contrôle et puis on passera par le stade de l’instruction

MMIF : Est-ce vous comprenez les inquiétudes de la famille dans cette affaire? La famille semble pessimiste.

Me FOUSSE : Je crois qu’il ne faut pas être pessimiste. Je pense que l’enquête se fera normalement. Il faut non plus penser que la justice ne fera pas son travail. La justice est là pour faire son travail. Les conditions devant le tribunal militaire peuvent inquiéter. Parce qu’on peut arrêter la procédure à tout moment. Un ordre peut être donné pour que la procédure s’arrête. Ça peut être donné même par le Chef de l’État. Donc c’est peut-être tout ça qui inquiète un peu la famille qui veut quand même savoir ce qui s’est passé réellement le 25 juillet. Pourquoi le crime a été commis. Est-ce qu’il s’agit réelle d’un accident. D’ailleurs ils ont dit le moment du deuil que si c’était réellement un accident ils seraient prêts à pardonner mais maintenant les conditions sont quand même un peu nébuleuses et ils veulent surtout que justice soit rendue à leur fille. 

MMIF : Quel est l’état d’esprit de la famille et quels sont vos espoirs dans cette procédure que vous engagez?


Me FOUSSE : Tous les avocats espèrent que tout sera conduit dans les règles de l’art. Que toute la procédure respectera les dispositions du code de procédure pénale. Mais c’est un dossier très sensible pour la famille. C’est un dossier normal qui ne devrait pas être conduit différemment. Donc nous espérons que l’égalité des citoyens devant la justice sera appliquée. Que Monsieur Ebanga Franck Derlin sera jugé normalement sans complaisance et sans faveur. S’il n’est pas coupable il n’est pas coupable. S’il est coupable il doit en payer le prix notamment par une peine qui sera décidée.

MMIF: Merci Me de nous avoir accordé cette interview.

Me FOUSSE : Il n’y a pas de quoi.

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Tech

Cameroon IDP innovator steps up despite government neglect, showcases new creative designs

The past months have seen the emergence of several young Cameroon creative minds.

One of those who have shot to the limelight is Awah Blaise Chi. The youngster who is currently an Internally Displaced Person, IDP became widely known in 2019 after he displayed samples from his automobile toy factory, Chi Style.

Awah Blaise Chi

One year later, he is still waxing strong. Unlike last year when he used cartoons and paper to make his samples, Blaise has upgraded to scrap metal, adding functionality to his robots. His key creations include airplanes, military fighter jets, trucks and more recently, a functional mini-excavator frontend loader.

After his exposure last year, he says he was assisted by persons of goodwill enabling him to purchase more durable equipment, though it remains insufficient. He says “I always go to where I can find iron scrap, since I can’t afford some of the materials.”

“Both the aircrafts and caterpillar (frontend loader) took me about seven months to create, largely due to lack of materials. The caterpillar is made of complete heavy iron, that’s why it also took a lot of time,”

he tells Mimi Mefo Info.

The lack of finance and resources have however not restricted the youngster’s creativity, as he has still been able to improve on the mechanical system, the designing and electrical system of his innovations. His work, he says, will be easier provided he has the necessary support, tools and space.

“I need an open workshop equipped with good machines like the lead machine, a milling machine and a 3D printer. The iron prototype is not a perfect design of what I had in mind due to the lack of these …. I used poor and wrong parts for the construction because it was not easy to afford,” he reveals.

The lack of the above equipment have also posed a serious challenge to his health, due to the lack of safety kit, almost costing him a finger.

“I had a serious injury because I was using only a filling machine, a drilling and welding machine which cannot do a perfect job.”

Despite being unable to work for a month due to the injury he sustained, Awah Blaise describes himself as an addict to creativity with big plans.

“I am addicted to technology. I feel troubled when idle and not thinking of what to create… I have a plan to obtain my PhD in engineering in order to gain perfect skills in the technology field. Also, I plan to create an industry here in Cameroon so that children will learn too. When I watch European kids operating technological devices while youths in my country are not doing same, it makes me to wonder a lot,”

Awah Chi laments.

Call for government action

Blaise’s plans may be long term but at the moment he is doing the best he can with the available resources and avenues. This includes educating anyone he can, whenever he can.

“There are about five friends that I have taught some of my innovations and they are powerful now… one is a brother that recently flew his aircraft in Bamenda. When he started, he could only build a skeleton of it but when I went to Bamenda, I took him to Douala and showed him where to buy the electrical gadgets that the aircraft needed to fly. After that he spent about a week with me and I taught him how to carry out the electrical wiring and using the remote on his aircraft before he left for Bamenda.”

With the aid of government, Blaise believes more creative minds like himself can be shown the right path and given an avenue to express themselves freely. This, he adds, will require the creation of a physical structure to cater for their needs.

“I really wish government could create an innovation center for youths and provide them with tools and what they need to prove their inborn talents. In the space of three years, Cameroon will be full of powerful talented youths as far as technology is concerned … nothing is really hard to do in this world.”

Using himself as an example, he adds that “most people believe only white people do machines and at times I am so surprised I came out with the mini version you see functioning. I really believe youths can team up together and do something bigger than people imagine.”

Despite the existence of initiatives like the ICT week that sees youths compete with technological creations, many believe more needs to be done to identify, support and nurture young creatives.

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Human Interest/Society Security/Insecurity

Inondations: Près de 30 000 personnes sans-abris au Cameroun

Environs 4heures le matin du 25 Août à Bilonguè dans le 3è arrondissement de Douala, Jeanne d’Arc voyant des officiels arrivés dans son quartier tient absolument à faire voir à la presse les dégâts de fortes averses tombées il y a quelques jours.

Au domicile familial de la jeune élève, tout est séché à l’extérieur. Des fournitures scolaires aux souliers, en passant par les matelas, la famille tente ainsi de tirer profit de quelques rayons de soleil qui traversent la ville.

Trois jours plutôt les eaux d’une rivière située à quelques mètres de la maison sont montées mouillant tout jusqu’au chambre. Au salon, on aperçoit sur les meubles la limite de près de deux mètres de hauteur atteinte par les eaux.

Depuis lors la demoiselle, ses 06 frères et sœurs ainsi que sa maman chacun passe la nuit que chez un ami, ou un généreux voisin. Dans cet arrondissement de Douala, ils sont plus de 1 000  habitants dans cette situation. A près de 2 kilomètres d’ici, l’on est à Maképè Missokè. Le quartier situé dans le 5è arrondissement de la capitale économique est le cœur des inondations.

En raison d’un habitat précaire et des constructions  anarchiques, les eaux  sont montées par endroit jusqu’aux plafonds, racontent des habitants.

Les habitants de Maképè Missokè

Dans l’ensemble de la commune, ce sont plus de 2 mille personnes pour celles recensées par les autorités qui sont sans abris. Ces dernières semaines, de fortes pluies sont tombées sur Douala privant environs 5000 personnes de leurs toits d’après le ministère de l’administration territoriale.

Dans la ville, les transports ont été impraticables par endroit après ces fortes pluies et notamment celles du 21 Août. Pour la première fois, la quasi-totalité des quartiers de la ville avaient les pieds dans l’eau y compris les quartiers administratifs ou d’affaires comme Bonanjo et AKWA. De fortes montées des eaux liées à des pluies inédites qui ont sorti pour la première fois de son lit le fleuve Wouri.


L’Extrême Nord et l’excès

Ces inondations semblent avoir surpris le gouvernement Camerounais si l’on s’en tient à l’attitude des autorités. Aucun système de gestion des sinistrés n’a été mis sur pied.

Une Surprise manifestée également à l’extrême nord. Dans cette région, plus de 200,000  personnes sont poussées hors  de leurs domiciles d’après des données publiées par nos confrères du trihebdomadaire régional l’Œil du Sahel.

Plus de 200,000  personnes sont poussées hors  de leurs domiciles à l’extrême nord.

l’Œil du Sahel

Dans l’extrême nord, les cultivateurs attendaient les pluies pour semer mais la gravité des précipitations constituent désormais un obstacle. Puisque de vastes cultures ont été détruites par les inondations et les localités les plus affectées sont Maga, Maroua, Bogo, Dargala.

Le Gouvernement a initié une campagne de distribution des produits de première nécessité mais sans répondre aux questions de fond pour l’instant. Notamment la restructuration des villes Camerounaises avec l’un de ses aspects les plus sensibles, l’occupation anarchique des sols.

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Politics

CRM militants declare protest intentions to Maroua II Divisional Officer

Militants of the Cameroon Renaissance Movement, CRM party in Maroua II Subdivision in the Far North region of Cameroon have declared to competent administrative authorities their intention to carry out a nonviolent protest on Tuesday, September 22, 2020.

In a letter addressed to the subdivisional officer of Maroua II on Monday 14th September 2020, three signatories of the letter, on behalf of CRM party in Maroua II, say the protest will take place at “Carrefour Monts Mandara” from 8:00 am to 6:00pm.

They add that henceforth, protest actions of the CRM party will take place every Saturday at the same venue until the regime of president Paul Biya is forced to resign.

The signatories of the declaration Boutche Jean Pierre, Ousmoula Bouba and Wounawang Dawai state that President Paul Biya should go on retirement.

To them, Paul Biya has no respect for the constitution, incapable of resolving the anglophone crisis and constant violation of human rights in Cameroon.

CRM Maroua II Subdivision says their declaration at the office of the Divisional Officer for Maroua II is in respect of the law in Cameroon while stressing that the protest is constitutionally protected.

At the time of this report, the Divisional Officer for Maroua II Subdivision had not issued an official response to the declaration letter tabled by the CRM party.

Earlier, the Minister of Territorial Administration stated that anyone, group or political party that dares to protest will face the wrath of the administration.

Prof. Maurice Kamto, leader of Cameroon Renaissance Movement party alongside other parties and groups are calling for a nonviolent protest to oust the regime of President Paul Biya. To them, the regime has failed in all fronts since 1982.

By Mbatho Ntan

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Politics

Inhabitants recount the ordeal after first week of “Bamenda Clean” operation

A military operation code-name “Bamenda Clean” enters the second week in the troubled city of Bamenda of the North West region.

It is one of the anglophone regions marked by the war of independence where separatist fighters battle with the regular military each day.

From 5:00 am to 1:00pm on Tuesday September 15 2020, inhabitants of Meta quarters in Bamenda were caught in the web of unannounced military search as part of the operation.

A local speaking to Mimi Mefo Info on phone said “We are home as military men are parading from one house to the other. We cannot come out because I am waiting when they will come to check my house. They did not inform us. All what I was to do today is cancelled, the situation is really deplorable”.

According to an inhabitant of Nitop quarter in Bamenda(name withheld for security reasons), “When the military came to our house, they demanded receipts for all valuable items. I had some and some were missing. They then demanded that I pay the sum of 25.000fcfa. This is really sad given the brutal manner in asking and searching houses.”

“Besides this, anyone suspected of having links with the fighters is summarily arrested and taken for detention” he added.

At Ngomham quarter, inhabitants are decrying the fact that security agents on mission of “Bamenda Clean” are sometimes demanding authorizations for cutlasses used in houses.

“Those who fail to show legal documents for their cutlasses were arrested and charged different fines to ensure their release” one said.


As people in Bamenda battle with the odds, the senior divisional officer of Mezam has equally prohibited undeclared meetings and public manifestations. Simon Emile Mooh stresses that defaulters will face the law.


In a statement at the weekend in Bamenda, the governor of the North West region says Bamenda Clean will be extended to other towns and villages in the region. Adolph Lele L’Afrique reiterates the importance of the North West region of Cameroon to the republic.

By Mbatho Ntan.

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Africa

Ghana: Police Superintendent Threatens 2-year Sentence On Husbands Who Refuse Their Wives Food


Ghana’s Central Regional Coordinator of the Domestic Violence and Victim Support Unit (DOVVSU), Superintendent George Appiah-Sakyi has threatened a two-year sentence on husbands who cause their wives pain by refusing to eat their food.


The superintendent, reports say, said by law, this constitutes a form of “emotional abuse which could get such husbands jailed for a maximum of two years, or fined GH¢6,000, equivalent to FCFA 572,883.


“If your husbands refuse to eat your food and make you unhappy and causes you emotional pain, you can also report them to the police. If your husband comes home late and causes you to be unhappy you can make a case at DOVVSU,” he said.


He restricted husbands from molesting their wives in any way, even if they are being insulted, saying they should rather report their wives to the police.
He said refusal of sex is punishable under Ghanaian law and wives should be reported if they deny their legal partners sex.


“If your wife wears jeans to sleep and causing you emotional abuse it’s an offence and you can report her to DOVVSU,” Superintendent Appiah-Sakyi stated.

Image: web

Mimi Mefo Info